Premières Lectures de Noël au coin du feu
Je m'étais gardé le dernier Jean-Philippe Blondel, Et rester vivant, pour bien commencer mes vacances de Noël.
Une valeur sûre, pour débuter mes lectures au coin du feu...
Une petite inquiétude quand même, et si je ne l'aimais pas...celui-là ?
Depuis la découverte du Baby sitter, été 2010, je dévore tous les romans de JP Blondel (ça y est, je les ai tous achetés, mais pas encore tous lus...c'est comme le chocolat qu'on laisse fondre sous la langue et je m' y connais en chocolat : les romans de JP Blondel, il ne faut pas tous les lire d'un coup. Il faut se les garder pour les moments de la vie où on a besoin de se plonger à corps perdu dans un livre pour oublier notre monde et se plonger dans le sien).
J'attaque, il est 14h30. Et dès les premières pages, la magie s'opère : ouf, je retrouve "mon" Blondel, celui dont les mots me touchent, celui qui ne me fera décoller de mon fauteuil que la dernière page tournée...En vacances chez mes parents,je le lis avec une attention et une émotion particulières, forcément...
Convertis à la blondelmanie, mes parents conseillent des titres à leurs amis, les offrent à leurs soeurs mais du coup, je dois me cacher pour réussir à lire !
Mon père : - ah, tu as le nouveau Blondel, tu me le prêtes ?
-Ben oui, papa mais quand j'aurai fini !!
Maman peu attirée par les joies de la lecture (y en a tant de choses à faire dans une maison !) :
- ah, tu as le dernier Blondel, c'est lui qui a écrit, euh, le dernier que tu m'as fait lire, un titre en anglais ?
-Oui maman This is not a love song ?
-Oui oui comme c'était beau !Et c'est lui aussi,... l'inventaire ?
-Oui maman, Un minuscule inventaire. Tu l'as lu cet été...
-Ah oui, c'est ça. Bon, le nouveau là, je veux lire aussi hein !!Tu l'as fini ?
Non,d'ailleurs je ne veux pas le terminer,il faut que je reste avec lui, Laure et Samuel. Ne pas quitter Rose et son piano, rester avec Diana Blackley, tracer la route au volant d'une Ford Thunderbird ou d'une Chrysler jusque Morro Bay...car il y arrivera à Morro Bay, hein ?
"Le profil de Laure découpé dans la lumière jaune, la nuque de Samuel qui oblitère la route, l'inflexion de voix de Rose et sa façon de détourner la tête au moment où elle atteint l'essentiel. Des touches. De toutes petites touches millimétrées. Des princesses qui s'endorment à peine couchées dans ma boîte à images. Des princesses qui attendront des années, dix, vingt, peut-être davantage avant d'être réveillées en sursaut tout à coup et de ressortir intactes, pimpantes, lustrées - un bâillement étouffé, un étirement-,elles regarderont le monde autour d'elles. Tout aura changé. J'aurai tellement changé."
Merci d'être aller jusqu' à Morro Bay...et d'en être revenu.
Pour continuer dans le registre "émotion" et "famille", ma soeur m'a offert pour mes 40 ans L'âme soeur de Christine Orban, Albin Michel.

Récit très émouvant où Christine raconte la disparition de sa soeur Corinne.
J'ai forcément trouvé des points communs dans les relations entre ces deux soeurs et celles que j'ai avec la mienne, Popo.
Mais le texte est si tendre et empreint de gaieté même nostalgique, que je n'ai pas eu envie de pleurer...juste de profiter encore plus des bons moments que nous pourrons passer ensemble.
"Souvent, assise à l'ombre de la grotte aux coquillages, je m'évadais en lisant. La première fois que je suis tombée amoureuse, ce fut, je crois, d'un personnage de roman. Maco préférait Vasco, notre voisin de quatorze ans. Aux rêveries, Maco a toujours préféré la réalité. Un voisin de plage vaut mieux qu'un héros imaginaire."
Philippe Pozzo di Borgo - Le second souffle - Bayard
Comme quelques millions de gens, je suis allée voir au cinéma "Intouchables".
Comme le dit le bandeau du livre, il s'agit de l'histoire vraie qui a inspiré le film.
L'auteur nous raconte, avec des mots simples mais percutants son parcours : une enfance dans une famille aisée, sa rencontre avec Béatrice, son accident de parapente, la maladie de sa femme...On retrouve quelques anecdotes du film mais on appréhende surtout mieux le destin de cet homme paralysé, aidé par Abdel...Un très beau complément au film...

