Clémentine Beauvais - Songe à la douceur - Sarbacane, 2016 - 237 p. - 15.50€

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Eugène croise Tatiana par hasard dans le métro. Ils se sont connus ados, les souvenirs remontent à la surface : l'amitié avec Lensky qui était tombé amoureux d'Olga, la soeur de Tatiana puis le drame....Aujourd'hui, ils ont tous les deux fait leur vie de leur côté mais cette rencontre impromptue peut tout chambouler.

Ce roman est librement inspiré de "Eugène Onéguine" de Pouchkine. Je n'en avais jamais entendu parler avant aujourd'hui. (pauvre de moi). Un peu inquiète, sur les conseils d'une collègue, je me suis donc plongée dans le texte avant de lire celui de Clémentine Beauvais. Je dirais que ce n'est pas indispensable mais c'est vrai que cela permet de mieux capter la prouesse d'écriture. J'ai pris une belle claque de littérature "jeunesse" ! Tous les sens sont en éveil : visuellement, musicalement, c'est un ravissement. Les poils se hérissent sur la peau. Pour une fois, moi qui ai tendance à faire de la lecture rapide en diagonale, j'ai savouré tous les mots. Et je rassure ceux qui pourraient penser que ce livre n'est pas abordable par n'importe quel lecteur : cela se lit sans aucune difficulté, on est porté par l'histoire. Bref, un roman d'amour comme peu savent en écrire avec ce clin d'oeil à la "grande" littérature qui nous fait donc sortir de ce moment sur un petit nuage. A placer sous le sapin de tous ceux qu'on aime !

 

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