Johanna Thydell - Des étoiles au plafond - Editions Thierry Magnier, 2013 - 323p. - 11€

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Jenna vit seule avec sa mère. Adolescente, elle va au collège, rencontre ses amis et est amoureuse. Cette vie sans histoire est bouleversée à l'annonce du cancer du sein de sa mère. Du coup, Jenna doit assumer une partie des tâches du quotidien et s'occuper de sa maman, souvent fatiguée. Pas facile de concilier ces deux vies...

L'annonce du cancer de la maman est faite dès les premières pages, dans le premier chapitre. Le suivant nous permet de suivre Jenna et sa copine en train de guetter les garçons...Ces deux premiers chapitres sont à l'image de tout le livre, une alternance entre insouciance et gravité. Jenna passe de l'appartement où elle vit avec sa mère, où elle la voit souffrir et dépérir, au collège où la vie tourne autour des amitiés qui se font et se défont, des histoires d'amour, des rivalités.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, en particulier la relation qui va se nouer entre Jenna et Pénélope, une ado rebelle qui boit et qui fume, qui méprise Jenna et sa copine Susanna. Ce sont paradoxalement la situation de leur mère qui va les rapprocher. 

" -Toi ton voeu le plus cher c'est que ta mère vive,non ? (...) et tu sais quel est le mien ? -Non - Que ma mère meure."

Les relations avec les grands-parents sont également bouleversantes. Jenna oscille entre affection et rejet face à ces adultes qui s'immiscent dans sa vie, qui prennent la place de sa mère. Cependant, au moment où tout bascule, elle leur est reconnaissante et leur demande pardon de bouleverser leurs vies pour elle.

Mais s'il y a bien une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord, c'est avec l'achevé d'imprimer de la dernière page qui, traditionnellement, aux éditions Thierry Magnier, s'accompagne d'un petit clin d'oeil. "Cet ouvrage a été achevé d'imprimer sur Roto-page en retenant ses larmes". Je peux vous dire que les miennes ont bien coulé...

"Dans la douche, il y a une chaise. Dans le dressing, il y a trois perruques. Au-dessus de la hotte de la cuisine, il y a un pilulier distributeur hebdomadaire. Dans un carton, il y a des faux seins. Dans un coin de l'entrée, il y a des béquilles. Dans l'appartement, il y a une grand-mère. Et au milieu de tout ça, il y a Jenna qui entre dans sa chambre, se couche sur son lit, ferme les yeux, se bouche les oreilles et fait comme si la réalité n'existait pas."